27e dimanche TO

Évangile (Mt 21, 33-43)

En ce temps-là, Jésus disait aux grands prêtres et aux anciens du peuple : « Écoutez cette parabole : Un homme était propriétaire d’un domaine ; il planta une vigne, l’entoura d’une clôture, y creusa un pressoir et bâtit une tour de garde. Puis il loua cette vigne à des vignerons, et partit en voyage. Quand arriva le temps des fruits, il envoya ses serviteurs auprès des vignerons pour se faire remettre le produit de sa vigne. Mais les vignerons se saisirent des serviteurs, frappèrent l’un, tuèrent l’autre, lapidèrent le troisième. De nouveau, le propriétaire envoya d’autres serviteurs plus nombreux que les premiers ; mais on les traita de la même façon. Finalement, il leur envoya son fils, en se disant : ‘Ils respecteront mon fils.’ Mais, voyant le fils, les vignerons se dirent entre eux : ‘Voici l’héritier : venez ! tuons-le, nous aurons son héritage !’ Ils se saisirent de lui, le jetèrent hors de la vigne et le tuèrent. Eh bien ! quand le maître de la vigne viendra, que fera-t-il à ces vignerons ? » On lui répond : « Ces misérables, il les fera périr misérablement. Il louera la vigne à d’autres vignerons, qui lui en remettront le produit en temps voulu. » Jésus leur dit : « N’avez-vous jamais lu dans les Écritures : La pierre qu’ont rejetée les bâtisseurs est devenue la pierre d’angle : c’est là l’œuvre du Seigneur, la merveille devant nos yeux ! Aussi, je vous le dis : Le royaume de Dieu vous sera enlevé pour être donné à une nation qui lui fera produire ses fruits. »

– Acclamons la Parole de Dieu. 

Entre confiance et défiance  

L’euphorie demeure sans doute dans le cœur de beaucoup d’entre nous moins d’une semaine après la visite du Pape Léon en France. Plus de 125 paroissiens y ont directement participé à Paris ou Lourdes. D’autres plus nombreux ont pu y assister par l’intermédiaire de la télévision et de la radio, comme des millions de français. Ce samedi 26 septembre, le ciel s’est ouvert pour laisser passer la lumière du soleil au début de l’immense célébration de la messe sur les Champs Elysées. Mais ce n’était pas un spectacle avec des éclairages artificiels ! Ce fût un moment de grâce vécu par une assemblée joyeuse et paisible, heureuse de communier à un même élan, une même foi. Il a donc fallu que chacun postule pour une place, patiente et se déplace. Fort heureusement, la foule si nombreuse, à Paris et Lourdes, a été accueillie, guidée et protégée pour vivre l’eucharistie dans la sérénité après l’euphorie de l’accueil de Léon XIV descendant l’immense avenue parisienne. Le pape, Serviteur des serviteurs de Dieu, n’a eu à souffrir d’aucune haine et a donné le magnifique témoignage de la douceur et de l’attention aux plus faibles en bénissant les enfants et jeunes personnes handicapées.

Quel contraste avec ce dont nous parle l’évangile de ce dimanche (Mt 21, 33-43) où les vignerons homicides sont affairés à blesser ou tuer successivement tous les envoyés du maître du domaine.

L’actualité nous aide à apprécier tout ce qu’on peut construire dans la confiance et tout ce qu’on veut détruire par défiance qui devient de la méfiance. Le pape nous a encouragés à vivre pleinement notre vocation chrétienne qui passe par l’accueil du Christ dans nos vies à l’égal des nouveaux catéchumènes, par la sanctification en modelant nos existences à l’exemple des saints et saintes qui ont jalonnés l’histoire de notre pays. Le Pape a cité plusieurs fois sainte Thérèse de l’Enfant Jésus et sa petite voie ! Mais, notre chemin n’est pas sans obstacle. Notre capacité et notre désir de les dépasser seront un témoignage de notre espérance. Entre confiance et défiance, choisissons ce qui nous élève et nous permet de tenir ferme sans violence mais avec foi et espérance.

P. Vincent Cabanac, aa, Curé

Entendons l’invitation lancée à Lourdes par le Pape Léon pour ce mois d’octobre, mois du Rosaire : « je voudrais lancer un appel qui me tient particulièrement à cœur, me trouvant en ce lieu. C’est ici que la Vierge Marie est apparue à sainte Bernadette avec le chapelet et qu’elle a, pour ainsi dire, guidé sa prière. C’est pourquoi aujourd’hui, comme si je recevais d’elle cette demande, j’invite tous les fidèles et toutes les communautés chrétiennes à prier le saint Rosaire au cours du mois d’octobre prochain, avec l’intention particulière que cessent les guerres et que la paix s’instaure entre les peuples en conflit.
Accompagnons cette prière d’actes concrets de pénitence et de miséricorde, avec l’engagement de toujours favoriser le dialogue et la réconciliation ».


Prière pour la paix attribuée à saint François d’Assise

Seigneur, fais de moi un instrument de ta paix.
Là où est la haine, que je mette l’amour.
Là où est l’offense, que je mette le pardon.
Là où est la discorde, que je mette l’union.
Là où est l’erreur, que je mette la vérité.
Là où est le doute, que je mette la foi.
Là où est le désespoir, que je mette l’espérance.
Là où sont les ténèbres, que je mette la lumière.
Là où est la tristesse, que je mette la joie.
O Seigneur, que je ne cherche pas tant à être consolé qu’à consoler,
à être compris qu’à comprendre, à être aimé qu’à aimer.
Car c’est en se donnant que l’on reçoit,
c’est en s’oubliant qu’on se retrouve soi-même,
c’est en pardonnant que l’on obtient le pardon,
c’est en mourant que l’on ressuscite à la Vie.