Les députés vont-ils approuver l’euthanasie ?

Sous l’impulsion du gouvernement Lecornu, de la présidente de l’Assemblée Nationale, Yaël Braun Pivet, de l’association ADMD et des Francs-maçons, le processus législatif sur la proposition de « loi relative à l’aide à mourir » est accéléré et devrait aboutir le 15 juillet par le vote final. La majorité se réduit progressivement parmi les députés. Les plus nombreux de ceux qui approuvent cette loi se trouvent parmi les écologistes (89%), LFI (87%), les socialistes (84%) et les Renaissance (72%) Le Sénat devrait rejeter le projet début juillet et demande le renvoi du vote définitif. Dans cette dernière ligne droite il est impératif de s’adresser encore et toujours à nos parlementaires pour une prise de conscience de l’enjeu du débat, en particulier auprès des abstentionnistes. Vous avez été près de 200 paroissiens à signer notre appel la semaine dernière. Je l’ai adressé à chaque parlementaire dès lundi. A ce jour, j’ai reçu quelques réponses dont celle de Mme Nathalie Oziol qui conclut son courrier en affirmant « nous continuons de nous battre pour que le modèle français de fin de vie repose sur cet équilibre : pas d’aide à mourir sans un droit opposable et effectif aux soins palliatifs, respectueux des patients, des proches et des soignants. » Et bien qu’on soit loin de voir les soins palliatifs accessibles partout, Mme Oziol a voté la loi sur l’euthanasie. Cela est symptomatique de la schizophrénie de certains élus qui affirment tout et son contraire.

Envoyons un ultime appel à nos députés avant le 14 juillet, avec éventuellement ces mots :

Monsieur le député/ Madame la députée A l’approche du dernier vote sur la loi dite de fin de vie dont l’approbation permettrait l’euthanasie et le suicide assisté, sans s’assurer au préalable un véritable accès aux soins palliatifs je vous lance un ultime appel pour une prise de conscience. En l’état actuel, la loi n’assure pas la pleine liberté du patient ni sa vérification par une autorité indépendante. Elle ne protège pas la liberté de conscience de tous les acteurs, en particulier dans les EHPAD. Elle ne tient pas compte d’un délai raisonnable et d’une décision collective. Au moment où la France s’honore de promouvoir l’abolition universelle de la peine de mort, il serait paradoxal de se signaler par l’adoption de la mise à mort (euthanasie et suicide assisté) des personnes les plus faibles, malades ou handicapées dont la dignité serait mise en cause. J’espère encore que votre conscience vous permettra de prendre en considération ces éléments et donc de ne pas approuver la loi d’aide à mourir en l’état.

Députés :

1ère : jean-louis.roumegas@assemblee-nationale.fr
2ème : nathalie.oziol@assemblee-nationale.fr
3ème : fanny.dombrecoste@assemblee-nationale.fr
4ème : manon.bouquin@assemblee-nationale.fr
5ème : stephanie.galzy@assemblee-nationale.fr
6ème : julien.gabarron@assemblee-nationale.fr
7ème : bernard.chaumeil@assemblee-nationale.fr
8ème : sylvain.carriere@assemblee-nationale.fr
9ème : charles.alloncle@assemblee-nationale.fr

Sénateurs :

Vote ultime le 15 juillet

Christian Bilhac :  c.bilhac@senat.fr
Jean-Pierre Grand :  jp.grand@senat.fr
Hussein Bourgi : h.bourgi@senat.fr
Henri Cabanel : h.cabanel@senat.fr