Après quatre jours en France … !

Le Pape Léon XIV est venu en France pour en quatre jours (25-28 septembre) rallier 3 lieux significatifs de notre pays (Paris, Lourdes et Metz). Mais surtout pour s’adresser successivement à des publics différents dans une unité d’expression tout au long de ses 15 discours et interventions. Ces quelques lignes ne suffiront pas à résumer la teneur de ses prises de parole. Mais essayons d’esquisser l’architecture globale et la logique intrinsèque de son expression publique et aussi de sa gestuelle qui est tout aussi éloquente. Le pape a rappelé ce que doit être « une juste laïcité » : elle « ne consiste donc pas à exclure la religion de l’espace public ou de l’éducation mais à travailler pour que l’Etat et les institutions religieuses dialoguent ensemble et unissent leurs forces au service du bien commun, pour que le monde ait la vie… ». C’est d’ailleurs cette référence évangélique qui a été le thème central de sa visite. Mais en s’exprimant devant les autorités à l’Elysée comme à l’UNESCO, le Pape n’est pas seulement un chef d’Etat. Successeur de Pierre, il contribue à l’unité de l’Eglise. Réuni avec les religieuses, religieux et prêtres, à la cathédrale ND de Paris, le Pape a redit que « la liturgie reste un reflet de la vie…. Faites donc passer la communion avec le successeur de Pierre et avec l’Eglise avant vos sensibilités personnelles, afin de cultiver l’unité du Peuple de Dieu ».

Au stade de France empli de 80 000 jeunes enjoués, dynamiques et porteurs d’espérance : « Jeunes de France, vous portez dans votre cœur un immense désir de liberté… soyez de lumineux témoins de la Bonne Nouvelle qu’est le Christ lui-même ». La vitalité de l’Eglise de France a été aussi incarnée par les catéchumènes (« promesse de fécondité pour l’Eglise) ou par l’attention aux immigrés (Maison Bakhita) ou encore aux malades (Accueil ND).

En tout lieu, le Pape a eu un geste approprié envers les bébés, jeunes enfants ou personnes handicapées. Metz a permis d’ouvrir vers l’Europe et le dialogue interreligieux. Il nous reste à relire chacun de ses discours pour en tirer l’aliment de notre prière et de notre réflexion.

P.Vincent