C’est le mois de Marie…
Les plus jeunes ne le savent sans doute pas. Les plus anciens, eux, chantaient de tout leur cœur : « c’est le mois de Marie, c’est le mois le plus beau : à la Vierge Marie, disons un chant nouveau.. »
Mois de mai, mois des fleurs. Mois consacré à Marie, au cours duquel on voulait « orner le sanctuaire des plus belles fleurs ». L’Eglise, en cette saison nouvelle, plaçait au milieu de toute la création la plus belle des fleurs, Marie, mère de Jésus et notre mère. Comme nous viendrons plus tard, avec la fête des mères, honorer celles qui nous sont les plus chères, nos mamans.
Pour nous, c’est une invitation à donner sa place à Marie dans notre liturgie, à la prier. A l’honorer selon la tradition des fidèles, qui a toujours été encouragée par le magistère, comme le concile Vatican II nous y invite et comme Jean Paul II le dit dans une belle encyclique : « le Rosaire de la Vierge Marie ». Il rappelle que le Rosaire est une prière dont le centre est christologique. Au centre de toute dévotion , il y a le Christ. Le Rosaire, dans sa simplicité, nous fait entrer dans la vie du Christ, il nous fait « respirer » les sentiments du Christ.
En priant le chapelet, nous nous mettons à l’école de Marie, pour contempler avec elle la beauté du visage du Christ, de l’enfant qu’elle a bercé, de l’adolescent pour lequel elle a tremblé, du fils rejeté qu’elle a pleuré. Avec elle, nous entrons dans les sentiments profonds du Christ, de l’Amour qu’Il est pour chacun de nous. « Nul autre que sa mère ne peut nous faire entrer dans une profonde connaissance de son mystère ». (Jean Paul II)
L’esprit de l’Assomption – des religieux que nous sommes – se résume dans ces mots : l’amour de Notre Seigneur, de la Sainte Vierge, sa Mère, et de l’Eglise, son Epouse. (P.d’Alzon) Après le Christ, la Vierge Marie tient dans notre prière une place privilégiée…Avec elle, nous contemplons les Mystères du verbe incarné, particulièrement dans la prière du Rosaire ».
Ce mois de Marie est une invitation à toujours prier Marie, pour qu’elle veille comme une mère, « maintenant et à l’heure de notre mort ». Le même cantique cité s’achevait en chantant : « Et quand la dernière heure viendra finir nos ans, dans la sainte demeure introduis tes enfants ».
P. Noël