Demeurer en Christ

Dans l’Évangile de ce dimanche saint Jean insiste sur la nécessité d’être reliés au Christ comme le sarment est relié à la vigne. Jésus se présente à nous comme « la vraie vigne ». Il insiste sur le lien vital qui doit exister entre lui et son disciple.

Nous savons qu’un sarment ne peut vivre s’il est coupé du cep de vigne. De même, un disciple qui ne demeure pas en Jésus ne peut rien faire. Il n’a aucune utilité. Mais s’il est bien relié à son Seigneur, il donnera beaucoup de fruits.

Il y a un mot qui revient sept fois en quelques lignes, c’est le verbe « demeurer », au sens de « vivre avec ». Croire en lui, c’est une conversion de toute une vie, c’est une communion permanente. L’apôtre Paul nous le dit à sa manière : ce n’est plus moi qui vis, c’est le Christ qui vit en moi » (Ga 2, 20).

Demeurer en Jésus, oui mais comment ? On ne rencontre pas Jésus en direct mais par des intermédiaires. Trois chemins se présente à nous pour cela : Celui de la Parole de Dieu, celui de la prière et des sacrements et celui de la vie quotidienne.

Le chemin de la Parole de Dieu : Pour demeurer dans le Christ, Il faut se donner du temps pour l’accueillir. Cette Parole de Dieu nous est donnée de multiples façons : par la Bible, l’Évangile, une revue, un livre religieux, une radio chrétienne ou une émission religieuse .. Savons-nous donner assez de temps à cela ?

Le chemin de la prière et des sacrements. Pour demeurer en sa présence, il faut lui parler et l’écouter. C’est la prière fidèle, régulière et fréquente, pour lui confier ce que nous vivons ou pour lui dire merci ou encore pour lui demander d’éclairer notre vie..Elle nous aide à rester en communion avec le Christ et avec nos frères et sœurs Cette communion se réalise aussi par les sacrements, en particulier l’Eucharistie.

Enfin, le chemin, de la vie quotidienne : Pour demeurer dans le Christ, il n’est pas question de quitter notre vie de tous les jours ni de fuir le monde. Ce qui nous est demandé c’est de nous y enraciner et de porter du fruit. Ce qui fait la valeur d’une vie, ce n’est pas les belles paroles mais l’amour mutuel, les gestes de partage, d’accueil et de soli

Père Jean Compazieu